Noureddine Naybet, ancien défenseur central passé par le Wydad, le Sporting Portugal ou encore le Deportivo La Corogne, mais aussi ancien Lion de l’Atlas et recordman des sélections avec le Maroc (115 capes), est revenu sur plusieurs souvenirs du Mondial dans un entretien accordé à la FIFA.
À quelques jours de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas, le 13 juin face au Brésil, Naybet a livré son regard sur cette sélection, qu’il estime capable de remporter un premier titre mondial dans l’histoire de la sélection.
«On a une équipe de très grande qualité, un effectif fantastique et solide qui n’a pas de points faibles et qui compte des joueurs de classe mondiale. On doit y aller étape par étape et on ne peut pas parler d’équipe favorite sur le papier, mais on doit avoir confiance en nos atouts et, avec la qualité dont on dispose, on peut rêver d’aller loin. Pourquoi pas remporter la Coupe du monde?», s’interroge la légende marocaine.
L’ancien capitaine des Lions est aussi revenu sur ses souvenirs liés au Mondial alors qu’il était encore enfant, lui qui est né l’année de la première participation du Maroc à une Coupe du monde, en 1970. «Il a commencé à “rêver” de participer à la compétition lors de la deuxième édition accueillie par la nation latino-américaine, en 1986; et il a fait ses débuts sur la plus grande des scènes aux États-Unis, en 1994», lit-on sur le site de l’instance mondiale.
Lire aussi : Mondial 2026. Groupe C: la fiche du Maroc
En 1994, avec Mustapha Hadji et Tahar El Khalej, Naybet et les Lions quittent la compétition dès la phase de groupes après trois défaites contre la Belgique (1-0), l’Arabie saoudite (2-1) et les Pays-Bas (2-1). En 1998, lors du Mondial organisé en France, Noureddine Naybet dispute la compétition avec les Lions en qualité de capitaine, aux côtés notamment de Salaheddine Bassir, son coéquipier au Deportivo, ou encore de Youssef Chippo.
D’ailleurs, Naybet et les Lions y affrontaient déjà l’Écosse et le Brésil en phase de groupes. Une élimination toutefois au premier tour, après un match nul (2-2) face à la Norvège, puis une lourde défaite (3-0) contre le Brésil sur des buts de Ronaldo, Rivaldo et Bebeto. Naybet s’en est souvenu: «On avait en face de nous une nation quadruple championne du monde, dotée d’une ligne d’attaque phénoménale et d’une équipe pourvue de très grands joueurs. En défense, il y avait Cafu et Roberto Carlos, et ils avaient aussi Dunga dans l’entrejeu. Notre erreur a été de trop nous focaliser sur le Brésil: on ne pensait qu’à eux et pas à nous. Dans le football, il faut croire en soi pour jouer avec confiance».
Le dernier match de groupe devait être une victoire obligatoire pour les hommes du sélectionneur français de l’époque, Henri Michel, contre l’Écosse. Mais malgré un succès 3-0, la défaite du Brésil face à la Norvège (2-1) a privé le Maroc d’une qualification historique.
Lire aussi : Yassine Bounou: «le Maroc va marquer les esprits du football mondial»
«Je me souviens de la tristesse de ce moment. Elle est restée gravée dans l’esprit de tous les joueurs. On s’est mis à pleurer sur le terrain», rajoute Naybet.
L’ancien défenseur est notamment revenu sur ses années au Deportivo La Corogne, où il a remporté un titre de champion d’Espagne (2000), une Coupe du Roi (2002) et deux Supercoupes d’Espagne, sans oublier une demi-finale de Ligue des champions (2004).
Il a également évoqué ses souvenirs avec ses coéquipiers au club galicien, parmi lesquels Rivaldo, Roy Makaay ou encore l’actuel sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni.
