Lions de l’Atlas: João Sacramento, l’homme qui murmure à l’oreille de Mohamed Ouahbi

João Sacramento

Dans l’ombre de Mohamed Ouahbi, João Sacramento s’est imposé comme l’un des rouages essentiels de la sélection marocaine. Fort de son expérience auprès de José Mourinho et Christophe Galtier, le technicien portugais joue un rôle déterminant dans la préparation des Lions de l’Atlas et vit pleinement l’aventure marocaine, sur le terrain comme en dehors.

Le 09/07/2026 à 14h30

Lorsque le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, a été présenté en mars dernier comme nouveau patron des Lions de l’Atlas, il n’a pas tardé à mettre en avant celui qui allait devenir son premier adjoint. «João Sacramento sera mon premier assistant. C’est quelqu’un qui possède énormément de compétences, qui a déjà travaillé avec de grands entraîneurs comme José Mourinho et dans de grands clubs comme Tottenham», avait-il déclaré lors de la conférence de présentation du nouveau staff de la sélection nationale.

Quatre mois plus tard, les propos d’«El Profesor» ont pris tout leur sens. Depuis le début de la Coupe du monde 2026, et même bien avant, João Sacramento s’est imposé comme l’un des hommes de confiance de Mohamed Ouahbi. Toujours à ses côtés lors des séances d’entraînement, des réunions techniques ou sur le banc pendant les rencontres, le technicien portugais occupe une place centrale dans le fonctionnement quotidien de la sélection.

Analyse des adversaires, préparation des matches, échanges permanents avec le staff et accompagnement des joueurs: son influence dépasse largement le rôle traditionnel d’un entraîneur adjoint.

Cette implication se reflète également en dehors des terrains. Très actif sur Instagram depuis son arrivée au Maroc, João Sacramento partage régulièrement les coulisses de la sélection. Des séances d’entraînement aux déplacements de l’équipe, en passant par les moments de concentration avant les rencontres, les scènes de joie dans les vestiaires ou les célébrations après les victoires, ses publications racontent le quotidien des Lions de l’Atlas. Elles mettent en lumière la force du collectif, le travail accompli et les émotions partagées tout au long de cette aventure.

Au fil des mois, ses messages sur les réseaux sociaux ont également reflété son adhésion grandissante au projet marocain. Dès son arrivée, il avait exprimé sa fierté de rejoindre la Fédération royale marocaine de football, qualifiant cette nouvelle étape de sa carrière d’«honneur» et de «grande responsabilité».

Cet attachement dépasse aujourd’hui le simple cadre de ses publications. Avant chaque rencontre des Lions de l’Atlas, les caméras ont capté un João Sacramento particulièrement ému au moment de l’hymne national, la main sur le cœur. Le technicien portugais semble avoir pleinement adopté les valeurs, la ferveur et l’identité qui entourent la sélection marocaine.

Si João Sacramento s’est rapidement intégré au projet marocain, c’est aussi grâce au solide bagage qu’il apporte avec lui. Révélé comme analyste vidéo au LOSC, il a ensuite poursuivi son parcours aux côtés de José Mourinho à Tottenham puis à l’AS Rome, avant de rejoindre Christophe Galtier au Paris Saint-Germain puis à Al-Duhail. Une première expérience comme entraîneur principal au LASK Linz, en Autriche, est venue enrichir un parcours déjà particulièrement dense, qui explique aujourd’hui la confiance que lui accordent la Fédération Royale Marocaine de Football et Mohamed Ouahbi.

Discret dans les médias mais omniprésent au quotidien auprès du groupe, João Sacramento s’est progressivement imposé comme bien plus que le premier adjoint du sélectionneur national. En seulement quelques mois, le technicien portugais est devenu l’un des artisans de la nouvelle dynamique des Lions de l’Atlas et de l’élan qui porte aujourd’hui la sélection marocaine dans cette Coupe du monde 2026. Un homme de l’ombre dont l’influence ne cesse de grandir au fil des succès du Maroc sur la scène mondiale.

Par Omar Nabile
Le 09/07/2026 à 14h30