Mondial 2026: l’essentiel de la conf’ de Didier Deschamps avant Maroc-France

Didier Deschamps, sélectionneur de l'Equipe de France

Didier Deschamps, sélectionneur de l'Equipe de France. AFP or licensors

L’arbitrage, le retour d’Aurélien Tchouaméni, le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 et l’état de forme de Kylian Mbappé ont constitué les principaux sujets abordés par Didier Deschamps, ce mercredi 8 juillet en conférence de presse, à la veille du quart de finale de la Coupe du monde 2026 face au Maroc.

Le 08/07/2026 à 15h54

Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus, a répondu aux questions des représentants des médias, ce mercredi 8 juillet au Gillette Stadium de Boston, à la veille du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre le Maroc et la France. La rencontre aura lieu ce jeudi, à partir de 21h (heure marocaine).

«Il n’y a jamais de garanties. Nous avons eu un jour de plus pour récupérer. Entre-temps, il y a eu de fortes précipitations pendant deux jours. Maintenant, les températures vont remonter, mais sans atteindre celles du dernier match contre le Paraguay. La récupération est essentielle. Tout est fait, en coordination avec le staff médical, pour que les joueurs soient au maximum», a d’abord expliqué le technicien, alors que Boston connaît une pluie battante.

Il a ensuite annoncé que le recours de la FFF pour faire annuler le carton jaune de Michael Olise avait été rejeté: «Le carton jaune n’a pas changé. La correspondance de la FIFA a été reçue ce matin».

Deschamps s’est ensuite penché sur le profil des Lions de l’Atlas: «Ce sera différent du match contre le Paraguay. Le Maroc a disputé une finale de la CAN depuis la demi-finale de 2022 au Qatar. Cette équipe ne se retrouve pas à ce stade de la compétition par hasard. Les deux équipes aiment avoir le ballon et se projeter vers l’avant. Il faudra être performants».

Il affirme accorder peu d’importance à la désignation des arbitres: «Vous vous interrogez, mais moi, je n’y prête aucune attention. J’espère que l’arbitre de demain sera aussi performant que Monsieur Letexier lors d’un autre match. Mon adversaire, c’est le Maroc, et non l’arbitre. Ce dernier est là pour faire appliquer les lois du jeu aussi justement que possible».

Forfait pour le huitième de finale contre le Paraguay et toujours absent de l’entraînement collectif, Aurélien Tchouaméni «va mieux, mais je ne peux pas en dire davantage pour le moment. Il va peut-être participer à la séance du jour, mais il faudra faire le point après. Les autres sont tous disponibles».

Interrogé sur le changement de sélectionneur du Maroc, Deschamps estime que «même s’il y a eu un changement, ils gardent le même niveau, avec cette finale à la CAN. Ils connaissent bien nos joueurs, mais nos joueurs les connaissent bien également. Leur groupe vit bien et ils ont peut-être apporté quelques aménagements à ce qu’ils font, mais c’est normal après un changement de coach. Nous savons à quoi nous attendre demain».

La Coupe du monde 2026 étant sa dernière grande compétition à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps pourrait diriger son ultime match sur le banc des Bleus ce jeudi. Une perspective qui ne semble pourtant pas l’habiter.

«Je n’y pense pas du tout. Cela aurait pu être mon dernier match avant. Mon objectif, c’est de faire le maximum pour que tout se passe bien. Je suis animé par cette envie», a-t-il confié.

Le sélectionneur français s’est ensuite projeté sur les clés du quart de finale face au Maroc: «Nous avons eu des adversaires difficiles. Nous avons réussi à nous rendre certains matchs plus faciles, mais nous avons affronté de grosses oppositions. En quart de finale, le niveau de l’adversaire monte encore. Les clés du match sont multiples. Il faudra être efficaces offensivement, mais aussi dans les autres compartiments du jeu. Nous verrons quelle équipe aura le plus la possession. Ce sera un rapport de force. Le sélectionneur marocain prendra ses dispositions, et moi aussi».

Interrogé sur les décisions arbitrales controversées de la demi-finale du Mondial 2022, Didier Deschamps a préféré éviter toute polémique: «Les seules fautes sont celles des joueurs. Dans tous les matchs, des situations peuvent se produire d’un côté comme de l’autre. Nous le constatons encore durant cette Coupe du monde. Oui, certaines situations peuvent être sifflées. Il n’y a pas de revanche, on ne peut pas changer ce qui s’est passé. On espère simplement qu’il y aura le moins d’erreurs possible des deux côtés demain».

Le sélectionneur français a ensuite salué le réalisme de son équipe: «On ne peut qu’aller plus loin. Nous avons une bonne efficacité, mais elle pourrait être encore meilleure. Plus on avance dans la compétition, plus elle sera essentielle. On peut avoir six occasions et n’en convertir qu’une, puis n’en avoir que deux et en marquer une. La qualité des adversaires joue également là-dessus».

Deschamps est également revenu sur les propos racistes tenus par une élue paraguayenne à l’encontre du capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, après le huitième de finale: «Kylian est très solide mentalement. Il ne veut pas revenir sur ce qui s’est passé. C’est un garçon très fort sur le plan mental. Il est concentré sur le match de demain, qui sera difficile vu la qualité des deux équipes. Kylian va bien, comme tout le groupe. Il est prêt».

Le technicien a aussi insisté sur la condition physique de ses joueurs: «Dans une grande compétition, il est important d’être au meilleur niveau physiquement. Les statistiques d’après-match sont bonnes, même très bonnes. Certains joueurs ont eu très peu de préparation en raison de la Ligue des champions, mais nous avons fait du bon travail. Les données confirment ce que nous avons ressenti et observé concernant la forme du groupe».

Enfin, Deschamps a conclu en évoquant l’ambiance qui règne au sein du groupe français, tout en affichant son respect pour les Lions de l’Atlas: «Nous avons beaucoup de respect pour le Maroc. De la confiance, oui, mais le Maroc en a également. Il y a aussi une vraie vie de groupe. On ne va pas montrer des images de joueurs qui pleurent. Je ne gère pas les réseaux sociaux. J’y regarde seulement lorsqu’il y a des choses qui ne vont pas et qui pourraient avoir des conséquences par la suite».

Par DNES aux Etats-Unis, Khalil Abou Khalil et Abderrahim Et-Tahiry
Le 08/07/2026 à 15h54