9.286 km pour les Lions, 2.964 km pour les Bleus: la logistique du Mondial favorise-t-elle certaines sélections?

Achraf Hakimi et les Lions de l’Atlas s’envolent pour Houston, où ils affronteront le Canada en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

À l’approche du quart de finale du Mondial 2026 entre le Maroc et la France, un chiffre retient l’attention. Depuis le début du tournoi, les Lions de l’Atlas ont parcouru 9.286 kilomètres, contre seulement 2.954 pour les Bleus. Un écart considérable qui soulève des interrogations sur l’équité logistique d’une compétition disputée à l’échelle de tout un continent.

Le 08/07/2026 à 08h36

Avant même le coup d’envoi du choc entre le Maroc et la France pour le compte des quarts de finale de la Coupe du monde 2026, les deux sélections ne partent pas avec le même vécu sur le plan des déplacements. Depuis le début de la compétition, les Lions de l’Atlas ont cumulé 9.286 kilomètres, soit le plus long parcours de toutes les sélections encore présentes en quarts de finale.

Les Bleus, eux, n’ont parcouru que 2.964 kilomètres, soit plus de trois fois moins que leurs adversaires.

Ces chiffres reflètent les contraintes imposées par une Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon les villes attribuées par le calendrier, certaines équipes ont dû traverser de vastes régions nord-américaines, tandis que d’autres ont évolué dans un périmètre beaucoup plus restreint.

Le contraste entre le Maroc et la France s’explique par leurs itinéraires respectifs. Les Lions de l’Atlas ont enchaîné plusieurs déplacements entre différentes villes américaines et un voyage à Monterrey au Mexique avant de retrouver Boston, théâtre de leur quart de finale. Les Bleus, de leur côté, sont restés dans le nord-est des États-Unis, évoluant principalement entre New York, Philadelphie et Boston.

À ce niveau de la compétition, ces détails ne sont pas forcément anodins. Les vols successifs, les changements de lieu de résidence et les longues heures de transport pèsent sur la récupération.

Le règlement est identique pour toutes les équipes et ces écarts découlent en grande partie du calendrier établi avant le tournoi. Il n’empêche que les chiffres interpellent. Comment expliquer qu’avant un même quart de finale, une sélection ait déjà parcouru 9.286 kilomètres, quand son adversaire n’en a effectué que 2.964?

Dans un tournoi où chaque détail peut faire la différence, la FIFA devra sans doute répondre à cette interrogation à l’avenir: le format actuel garantit-il réellement les mêmes chances à toutes les sélections, ou favorise-t-il, volontairement ou non, certaines nations au détriment d’autres?

Par Adil Azeroual
Le 08/07/2026 à 08h36