Mondial 2026: l’essentiel de la conf’ de Mohamed Ouahbi et de Brahim Díaz avant Maroc-France

Mohamed Ouahbi, sélectionneur national, et Brahim Diaz face aux médias lors de la conférence de presse, le 8 juillet 2026 au Boston Stadium, à Foxborough, dans le Massachusetts.. 2026 Getty Images

VidéoLe sélectionneur Mohamed Ouahbi et Brahim Díaz ont répondu aux questions des journalistes sur le choc des quarts de finale du Mondial 2026 opposant le Maroc à la France, prévu ce jeudi 9 juillet à Boston (21h, heure marocaine).

Le 09/07/2026 à 00h05

L’un des matchs les plus attendus de ces quarts de finale n’est plus qu’à quelques heures de donner son coup d’envoi. Le Maroc et la France se retrouveront de nouveau dans une phase à élimination directe d’une Coupe du monde, ce jeudi, dans l’enceinte du Gillette Stadium de Boston, à l’occasion des quarts de finale du Mondial 2026.

Comme à l’accoutumée à la veille d’un match, le sélectionneur national Mohamed Ouahbi s’est présenté face à la presse, cette fois-ci accompagné de Brahim Diaz, pour répondre aux questions des journalistes concernant cette affiche bouillante, dont le coup d’envoi sera donné à partir de 21h, heure marocaine.

Sur les blessures marocaines, Mohamed Ouahbi officialise le forfait face aux Bleus du buteur de l’équipe (3), Ismaël Saibari, blessé face au Canada (3-0): «Tout le monde est disponible, sauf Ismaël Saibari. Ce match arrive un peu trop tôt pour lui. Mais il ne sera pas forfait pour la suite de la compétition, je l’espère».

Tout d’abord, Brahim Diaz a affiché les ambitions des Lions avant le choc face à la France: «Nous avons montré ce dont nous sommes capables en deuxième période (contre le Canada). Nous avons changé notre manière de jouer, nous sommes revenus dans le match et nous avons réussi à gagner. C’est ça notre mentalité, nous voulons continuer à avancer. Demain sera un match très important et tout le monde veut participer et le gagner».

Le patron des Lions, Mohamed Ouahbi, tout aussi ambitieux, refuse de parler d’acquis et a rappelé l’ambition qui anime son groupe: «Lorsque vous dites que nous avons déjà réussi notre compétition, je préfère toujours dire que l’on fera le bilan à la fin du tournoi. Je ne veux rien affirmer aujourd’hui, parce que nous pouvons encore aller plus loin. Nous en avons parlé avec le staff et les joueurs. Nous voulons absolument continuer à jouer. Nous n’allons pas écouter ceux qui disent: “Ce que vous avez accompli jusqu’à présent est déjà formidable.” Oui, c’est très bien, mais la France est favorite et, de notre côté, nous allons tout faire pour gagner demain. Nous devrons jouer ce quart de finale avec l’objectif clair de nous qualifier pour les demi-finales, comme si nous étions dos au mur. Je n’aime pas cette idée selon laquelle tout ce qui viendra désormais ne serait que du bonus. Non. Le seul bonus, c’est de remporter la Coupe du monde».

Avant de poursuivre: «Concernant la préparation du match, il n’y aura pas de surprise. Je n’ai rien à cacher. Je ne suis pas quelqu’un qui aime surprendre à tout prix. Ceux qui ont analysé nos matchs savent que nous avons une idée très claire de la manière dont nous voulons jouer. C’est cette identité qui nous a permis d’aller aussi loin, et c’est avec elle que nous comptons aller encore plus loin».

Sur une éventuelle titularisation de Chemsdine Talbi face aux Bleus demain à Boston, le sélectionneur ne ferme aucune porte: «Je le répète, lorsque l’on veut aller très loin dans une compétition, on a besoin de tout le monde. Les joueurs qui ne débutent pas la rencontre savent qu’ils auront l’occasion d’entrer en jeu et de terminer le match. Nous avons plusieurs joueurs qui commencent les rencontres, puis d’autres qui apportent un véritable plus lorsqu’ils entrent en cours de jeu. C’est très positif pour le groupe et cela nous donne beaucoup de confiance. Nous savons que nous pouvons compter sur un grand nombre de joueurs. Quant à savoir si Chemsdine Talbi jouera demain, vous le verrez bien».

Diaz est ensuite revenu sur ses coéquipiers français au Real Madrid qu’il retrouvera demain: «(Kylian) Mbappé et (Aurélien) Tchouaméni sont deux excellents joueurs. Nous allons nous affronter demain et chacun de nous voudra gagner. De mon côté, je veux aider mon équipe à décrocher la victoire et à se qualifier pour les demi-finales. Je suis heureux d’être décisif quand mon équipe gagne. Je veux prendre mes responsabilités et gérer la pression. Tout le monde veut participer à ce match et je suis prêt à 100%. J’ai une grande confiance pour réaliser un résultat positif».

Concernant l’arrière-garde des Bleus, Ouahbi analyse: «Pour les deux latéraux de l’équipe de France, ce sont deux grands joueurs qui évoluent dans de grands clubs. Les duels seront difficiles, mais avec le ballon nous devons leur poser des problèmes, trouver les espaces et exploiter les opportunités. Si nous jouons à notre manière, nous pouvons battre n’importe quelle équipe».

Pour Brahim Diaz, le Maroc possède suffisamment d’expérience au plus haut niveau pour poser problème: «Nous avons aussi de l’expérience. Nous avons déjà disputé de grands matchs. J’ai confiance en mon équipe. J’ai vu que les titulaires comme les remplaçants peuvent entrer et faire la différence. Demain, nous allons essayer de montrer notre valeur. Nous devons être meilleurs que notre adversaire et surtout plus efficaces».

Le joueur du Real Madrid revient sur son rôle dans la sélection et la «confiance totale» qu’il accorde à ses coéquipiers: «Mon objectif est d’apporter ma contribution à l’équipe et de faire partie des joueurs capables de faire la différence dans le secteur offensif. Comme je l’ai déjà dit, nous disposons d’un excellent groupe, avec de très bons joueurs. Demain, nous allons affronter l’un des principaux favoris de cette Coupe du monde. Mais si nous sommes arrivés jusqu’ici, c’est aussi parce que nous faisons partie des équipes capables de rivaliser avec les meilleurs. Demain, nous voulons gagner et livrer notre meilleure prestation. Je suis très confiant. J’ai une confiance totale en cette équipe, en tous mes coéquipiers, mais aussi en moi-même. Je suis convaincu que nous donnerons le meilleur de nous-mêmes lors de ce quart de finale».

Questionné sur le rôle d’Achraf Hakimi au sein du groupe, Diaz n’a «que de bonnes choses à dire sur Hakimi»: «Je pense que je n’ai pas besoin de le présenter encore plus, car il démontre sa valeur à chaque match. J’étais très heureux après notre victoire, cela m’a poussé à célébrer ce moment. Je suis content de jouer avec lui et de partager ces victoires à ses côtés. Je suis également très heureux d’être dans cette équipe, car nous nous soutenons tous les uns les autres et nous faisons tout pour appliquer les consignes du coach. C’est un plaisir d’être le coéquipier d’un joueur comme Achraf Hakimi».

Coach Ouahbi s’est ensuite livré sur Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, présent à chaque étape de ce Mondial, et «très important»: «Il est animé par une véritable passion et travaille énormément. Je ne sais même pas comment il fait, il dort très peu et consacre un temps considérable à son travail. Il a cette passion incroyable. Il ne compte jamais ses heures, et c’est vraiment impressionnant de le voir faire des allers-retours tout en prenant le temps d’échanger avec nous. C’est le président de notre Fédération, mais c’est aussi notre premier supporter. Et cela compte énormément pour nous. J’apprécie toujours lorsqu’il vient nous rejoindre, parce qu’il nous transmet des ondes très positives. C’est d’ailleurs le premier à nous parler de victoire et à nous répéter que tout est possible. Il joue un rôle très important pour nous, et j’espère qu’il continuera à faire ces allers-retours encore pendant quelques jours».

Concernant l’arbitrage de ce quart de finale face aux Français, Ouahbi se dit «serein»: «Concernant l’arbitrage, nous parlons d’arbitres expérimentés et c’est ce que nous souhaitons dans ce genre de matchs. Nous sommes totalement sereins. Nous avons eu un arbitre néerlandais qui a fait un bon match, et ce n’est pas un sujet de discussion pour nous. Nous essayons simplement de produire notre meilleur football. Les arbitres des matchs précédents, notamment face au Canada, ont également bien géré les situations. Nous n’avons aucune critique à formuler à leur égard».

Deuxième meilleur passeur du Mondial (4), Brahim Diaz ne se focalise pas sur les statistiques individuelles: «Ce n’est pas une question d’individualités. Peu importe qui marque ou qui fait la passe décisive, ce que je veux, demain, c’est gagner».

Diaz a ensuite passé un message aux plus jeunes qui rêvent un jour de porter le maillot rouge: «Pour les jeunes qui rêvent de devenir joueurs, je leur dis de toujours croire en eux. Moi aussi, je rêvais de disputer une Coupe du monde et aujourd’hui je représente le Maroc dans cette compétition. Il faut travailler dur, ne jamais abandonner et garder confiance en ses rêves».

Et le joueur se dit prêt à «écrire l’histoire» avec les Lions: «C’est une immense satisfaction de voir le monde entier s’intéresser à une sélection comme la nôtre. Le Maroc, ce n’est pas seulement cette équipe présente à la Coupe du monde, ce sont aussi toutes les sélections de jeunes. On voit que le niveau est élevé à tous les échelons. Les joueurs qui arrivent des catégories inférieures ont les qualités pour intégrer cette équipe et, eux aussi, écrire l’histoire avec la sélection nationale. Faire les gros titres et être au centre de l’attention est quelque chose d’incroyable pour nous. Nous voulons continuer à écrire l’histoire».

Mohamed Ouahbi conclut sur l’engouement que le Maroc attire depuis son ascension, et sur le 12e homme marocain: «Nous savons que toute une nation est derrière nous, et pas seulement les Marocains. Je l’ai déjà dit: toutes les personnes qui soutiennent le Maroc sont les bienvenues. Nous avons des supporters partout dans le monde et nous en sommes très fiers. Les Marocains du monde entier, qu’ils vivent en Europe ou ailleurs, nous soutiennent. Ils n’ont pas besoin de nous le dire, nous ressentons cette énergie et toute la dynamique positive qu’ils créent autour de l’équipe. Ce n’est pas un sujet dont j’aime parler avec les joueurs. Nous en sommes conscients, mais je ne veux pas leur rappeler sans cesse que 44 millions de personnes sont derrière eux. Le plus important est de rester calmes, lucides et concentrés sur notre football. C’est ainsi que nous pourrons livrer de grandes performances sur le terrain. En revanche, dans les moments difficiles, il faut penser à tous ces supporters, se rappeler que nous ne sommes pas seuls, que nous nous battons pour tout un peuple et pour tout un pays. C’est ce qui nous donne la force d’aller chercher encore davantage».

Par DNES aux Etats-Unis, Khalil Abou Khalil et Abderrahim Et-Tahiry
Le 09/07/2026 à 00h05