«Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je l’ai dit, je l’ai redit, je le redis encore aujourd’hui», a insisté le nouveau patron des Bleus jeudi en conférence de presse.
«Mais ça fait partie d’un parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses. Je crois qu’on est tous dans un parcours de vie où on fait des choses qui ne sont pas top», a-t-il ajouté.
En finale de la Coupe du monde 2006 à Berlin, alors que la France et l’Italie sont à égalité 1-1 en prolongation, après s’être embrouillé avec Materazzi, Zidane craque et lui assène un coup de boule sur le torse. L’arbitre, qui n’avait pas vu le geste, lui inflige un carton rouge.
L’Italie a finalement remporté le titre lors de la séance de tirs au but qui a vu David Trezeguet manquer sa tentative.
«2006? Les images me le rappellent toujours, comme ça passe partout en boucle (sourire). Heureusement que je n’ai pas fait que ça et qu’il y en a d’autres plus sympas. Donc je pense plutôt à celles qui sont positives», a commenté Zidane, précisant qu’il n’avait « pas du tout » reparlé au défenseur italien depuis.
«Ce ne sont pas des regrets parce que ça fait partie de ma carrière, a-t-il encore avancé. En 2006, je ne savais pas que j’allais devenir entraîneur. Je pensais que c’était la fin donc ça a été très compliqué».
Devenu sélectionneur, Zidane s’apprête à vivre «une grosse émotion» en retrouvant le Stade de France, 20 ans après son dernier match disputé en tant que joueur, un match amical remporté face au Mexique 1-0.
«On est prêts pour ce troisième match, on l’a bien préparé, il n’y a pas de pépins particuliers. On va essayer de gagner devant notre public», a assuré Zidane qui va jouer son premier match à domicile après deux victoires inaugurales à l’extérieur face à la Turquie 1-0 et la Belgique 1-0.
La France est première du groupe A avant le match face à l’Italie vendredi et la réception de la Belgique pour le match retour lundi, toujours au stade de France.
