Déjà patrons de l’Europe, les Espagnols ont étendu leur hégémonie au monde en décrochant leur deuxième étoile face à l’Argentine de Lionel Messi (1-0), le 19 juillet dernier à New York.
Une rencontre qui a refermé une Coupe du monde profondément renouvelée, tant par le nombre de nations participantes (48 contre 32 auparavant), que par certaines évolutions réglementaires ou encore par son organisation tripartite entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Si ce nouveau format est largement considéré comme une réussite, il illustre surtout les ambitions de l’instance dirigée par Gianni Infantino, qui pourrait encore apporter des changements lors des prochaines éditions.
Lire aussi : Objectif champion du monde 2030
La prochaine, en 2030, sera organisée par le Maroc, quart de finaliste en 2026, l’Espagne et le Portugal, éliminé dès les huitièmes de finale par la Roja. Elle fait déjà l’objet de rumeurs évoquant un élargissement à 64 nations, afin d’offrir davantage de matches et d’ouvrir la porte à de nouveaux pays.
L’édition 2026, déjà passée à 48 équipes, avait permis la participation record de dix sélections africaines, une première dans l’histoire, et plusieurs d’entre elles ont démontré tout l’intérêt de ce nouveau format en signant des parcours encourageants.
La FIFA se projette déjà sur cette édition organisée au Maroc, en Espagne et au Portugal. Dans un article publié ce mardi 21 juillet, elle estime qu’«il ne fait guère de doute que les équipes qui rêvaient du titre ces dernières semaines seront de nouveau en lice en 2030», tout en s’interrogeant: «Certaines équipes sont peut-être des outsiders aujourd’hui, mais auront-elles une chance de l’emporter la prochaine fois?»
L’instance mondiale salue notamment le Maroc, qui a prouvé qu’il n’était pas «un feu de paille». Elle met en avant «leur fort investissement dans la formation des jeunes, notamment sur le plan technique», estimant que cela «pourrait bien porter ses fruits dans quatre ans, surtout avec l’avantage du terrain».
Ismaël Saibari déclenche sa frappe pour ouvrir le score face au Brésil, devant Gabriel Magalhães, lors du match de Coupe du monde 2026 dans le grand New York (AFP). AFP
Élogieuse envers la Roja, sacrée championne du monde, la FIFA écrit également: «Le défi sera différent: conserver leur soif de victoire et leur avantage compétitif». Concernant le Portugal, décevant lors du Mondial 2026, elle estime que la Seleção «pourrait bien connaître davantage de changements dans ses rangs d’ici 2030».
L’instance poursuit avec la Côte d’Ivoire, «l’équipe à la moyenne d’âge la plus jeune» de la compétition, auteur de prestations plus qu’encourageantes, emmenée par un Yan Diomandé en pleine explosion et un Amad Diallo qui a marqué les esprits aux États-Unis.
Lire aussi : Mondial 2030: Fondation Maroc 2030, FRMF, Ligues... Lekjaa lance la mobilisation générale
Elle cite également plusieurs sélections aux effectifs jeunes susceptibles de poursuivre leur progression à travers un nouveau projet sportif, comme le Ghana, la Tunisie ou encore l’Afrique du Sud. Mais aussi des nations qui ont «montré qu’elles seront à suivre de près à l’avenir», à l’image de l’Équateur ou encore des États-Unis.
Autant d’enseignements tirés de cette édition nord-américaine, longue de 104 matches et de plusieurs semaines de football, que la FIFA espère voir se reproduire au Maroc, en Espagne et au Portugal.
Cette édition 2030, organisée sur deux continents pour la première fois de l’histoire, mise autant sur sa richesse footballistique que sur la proximité géographique entre les pays hôtes. D’ailleurs, le Maroc, l’Espagne et le Portugal sont d’ores et déjà qualifiés, tout comme l’Uruguay, l’Argentine et le Paraguay, qui accueilleront les célébrations spéciales du centenaire de la compétition.
Du côté du Maroc, tout est déjà en place pour faire de cette Coupe du monde un succès. Stades remis à niveau, Grand Stade Hassan II de Casablanca sorti de terre pour l’occasion... le Royaume affiche clairement ses ambitions.
Avec ses 115.000 places, l’enceinte est annoncée comme l’une des plus grandes au monde et fait aujourd’hui figure de principal concurrent du Santiago Bernabéu de Madrid pour accueillir la finale du Mondial 2030.












































































