Finale du Mondial 2030: Feijóo, chef du Parti populaire espagnol, refuse de voir le Maroc l’emporter et s’attaque à Sánchez

Poignée de main entre Pedro Sánchez, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), et Alberto Núñez Feijóo, président du Parti populaire (PP).

À l’approche des prochaines élections générales en Espagne (2027), la Coupe du monde 2030 s’invite dans le débat politique. Alberto Núñez Feijóo, président du Parti populaire (PP), exige que la finale se dispute sur le sol espagnol et met en garde Pedro Sánchez contre toute négociation avec le Maroc.

Le 20/07/2026 à 17h35

Les prochaines élections générales commencent déjà à occuper les esprits en Espagne, où tous les sujets semblent désormais susceptibles d’alimenter la confrontation politique. Le choix du pays hôte de la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, n’échappe pas à la règle.

Alberto Núñez Feijóo, président du Parti populaire (PP), principale formation conservatrice du pays, a clairement affiché sa position. Pour le chef de l’opposition, la finale doit impérativement se jouer en Espagne. Il appelle ainsi le président du gouvernement, Pedro Sánchez, à ne rien céder dans les discussions autour de l’attribution de cette rencontre.

Interrogé par le média en ligne The Objective, Feijóo a défendu ce qu’il considère comme une solution «juste». «Ce qui est juste, c’est que la finale se joue en Espagne. Non pas parce que je suis espagnol, mais en raison de la tradition footballistique de l’Espagne, de son statut de grande nation du football et de ses capacités logistiques, déjà démontrées lors de grands événements sportifs», a-t-il déclaré.

Le dirigeant conservateur affirme également que «l’organisation de la Coupe du monde 2030 a commencé avec l’Espagne». Une lecture qui l’amène à adresser une mise en garde directe à Pedro Sánchez: «J’espère qu’il ne négocie pas l’attribution de la finale».

Cette sortie intervient pourtant dans un contexte où l’Espagne dispose déjà de la part la plus importante dans le dossier initial de candidature, avec neuf villes et onze stades, contre six villes et autant d’enceintes pour le Maroc, ainsi que deux villes et trois stades pour le Portugal.

Mais le dispositif espagnol a depuis connu plusieurs turbulences. Malaga et La Corogne ont renoncé, tandis que les candidatures de Valence et Vigo demeurent entourées d’incertitudes. Coûts de rénovation élevés, retards dans la préparation et contraintes logistiques ont fragilisé certaines options espagnoles, loin de l’assurance affichée par Feijóo.

La FIFA, de son côté, n’a encore annoncé ni le pays ni le stade retenu pour accueillir la finale. Le futur Grand Stade Hassan II de Casablanca, appelé à disposer d’une capacité de 115.000 places, figure parmi les principaux prétendants.

Son chantier a récemment accueilli des représentants de plusieurs médias espagnols, dont AS, impressionnés par l’ampleur du projet et conscients de la concurrence qu’il représente pour les candidatures espagnoles.

Dans l’attente de la décision de la FIFA, Feijóo entend donc faire de cette question un nouvel axe de confrontation avec Pedro Sánchez.

Par La Rédaction
Le 20/07/2026 à 17h35