Ballon d’Or: Mustapha Badri révèle qui aurait tenté de l’influencer et précise que les faits remontent à 2025

Mustapha Badri, représentant du Maroc au sein du jury du Ballon d’Or.

Après ses révélations sur le site Africafoot concernant les pressions qu’il affirme avoir subies lors du vote pour le Ballon d’Or, Mustapha Badri a apporté de nouvelles précisions. Contacté par Le360 Sport, le représentant du Maroc au sein du jury a tenu à clarifier un point important: les faits qu’il évoque remontent à 2025 et non à l’édition 2026, contrairement à ce que pouvait laisser penser l’entretien publié sur Africafoot.

Le 01/11/2026 à 17h34

Après ses déclarations publiées samedi 31 octobre par Africafoot, qui ont fait le tour du monde, Mustapha Badri a tenu à apporter quelques précisions. Contacté par Le360 Sport, le représentant du Maroc au sein du jury du Ballon d’Or a clarifié un point important concernant les tentatives de pression qu’il affirme avoir subies: les faits remontent à l’édition 2025 et non à celle de 2026, remportée par l’attaquant anglais Harry Kane.

Interrogé sur l’identité des personnes qui auraient tenté de l’influencer, Badri a précisé qu’il s’agissait d’un membre de l’entourage d’un club, sans toutefois dévoiler son identité ni celle du joueur qu’il cherchait à favoriser.

Le journaliste marocain affirme avoir immédiatement repoussé ces sollicitations. Il explique par ailleurs que les démarches de lobbying ne sont pas étrangères aux grandes distinctions individuelles. Selon lui, plusieurs parties tentent de mobiliser des soutiens auprès des journalistes appelés à voter, une pratique qu’il estime courante dans les différents scrutins du monde du football.

Au-delà de ces révélations, le journaliste marocain a également pointé du doigt le manque de mobilisation de la presse arabe et africaine autour de leurs représentants, contrairement à leurs homologues européens, qu’il juge mieux organisés pour défendre les candidatures de leurs joueurs.

Pour Badri, cette différence de mobilisation constitue un désavantage pour les footballeurs arabes et africains dans la course aux distinctions individuelles, où les performances sur le terrain ne suffisent pas toujours à obtenir une reconnaissance à la hauteur de la saison réalisée.

Le directeur général du journal Al Mountakhab est également revenu sur son vote en faveur d’Achraf Hakimi. Il rejette l’idée selon laquelle son choix aurait été uniquement dicté par son attachement au Maroc. À ses yeux, le capitaine des Lions de l’Atlas dispose de suffisamment d’arguments sportifs pour prétendre au Ballon d’Or.

Il a notamment évoqué la reconnaissance dont bénéficie le latéral droit du Paris Saint-Germain auprès de plusieurs grandes figures du football mondial, qui considèrent Hakimi comme l’une des références à son poste.

Par Omar Nabile
Le 01/11/2026 à 17h34