À la tête de la Confédération africaine de football (CAF) depuis mars 2021, Patrice Motsepe chercherait désormais à reprendre la main après plusieurs mois de tensions et de critiques sur sa gestion. Le dirigeant sud-africain serait prêt à revoir certaines de ses positions et à prendre de nouvelles mesures pour regagner la confiance des fédérations africaines et renforcer son autorité au sein de l’instance continentale, alors qu’il entend aller jusqu’au terme de son deuxième mandat, en 2029.
Selon Africa Intelligence, le président de la CAF serait parvenu à rallier les fédérations africaines à un retour sur sa décision de faire passer la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à une édition tous les quatre ans à partir de 2028, une réforme qui était loin de faire l’unanimité sur le continent.
Cette question a été abordée lors de la conférence stratégique de la CAF, organisée du 7 au 9 octobre au Cap-Vert. Bien qu’aucun vote officiel n’ait eu lieu, Motsepe aurait recueilli l’adhésion de l’ensemble des fédérations, y compris de certains dirigeants qui s’étaient initialement prononcés en faveur de cette réforme.
Lors de cette même réunion, Patrice Motsepe avait d’ailleurs évoqué publiquement un possible retour à une CAN organisée tous les deux ans. «Nous envisageons de rétablir la périodicité biennale de la CAN. Cette question est à l’étude», avait-il déclaré.
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Annoncé en décembre 2025, à la veille du coup d’envoi de la CAN au Maroc, le passage à une édition tous les quatre ans à partir de 2028 avait suscité de nombreuses critiques, notamment en raison de l’absence de consultation préalable des 54 fédérations affiliées à la CAF. Plusieurs pays souhaitaient préserver le rythme biennal de la compétition, en raison de son importance sportive, mais surtout de ses retombées économiques.
Ce possible retour en arrière constituerait ainsi un premier signe d’ouverture de Motsepe envers les fédérations africaines. Mais le dirigeant sud-africain entend également agir sur le plan financier.
Toujours selon Africa Intelligence, le président de la CAF a annoncé son intention de porter la dotation annuelle accordée à chaque fédération de 400.000 à 700.000 dollars, à partir de janvier 2027, pour une durée de quatre ans.
Ces initiatives interviennent dans un contexte délicat pour Motsepe, auquel plusieurs dirigeants du football africain reprochent une gestion jugée autocratique, ainsi qu’un manque d’implication dans le fonctionnement quotidien de la CAF.
La suppression du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats locaux, figure également parmi les décisions ayant alimenté les critiques à son égard.
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Par ailleurs, alors que la CAF avait réitéré son soutien à Gianni Infantino, Motsepe aurait profité de la conférence stratégique du Cap-Vert pour s’assurer, d’après la même source, de l’appui des fédérations africaines à la réélection du président de la FIFA, prévue en mars 2027 à Rabat. Toutefois, selon Africa Intelligence, une douzaine de fédérations africaines pourraient finalement ne pas voter pour Infantino, malgré le soutien affiché par l’instance continentale.
Le président de la CAF aurait également décidé d’aller jusqu’au terme de son deuxième mandat, en 2029, sans en briguer un troisième, alors qu’il nourrit des ambitions politiques dans son pays natal, l’Afrique du Sud.
La prochaine assemblée générale ordinaire de la CAF, prévue le 21 novembre à Abuja, au Nigeria, devrait apporter davantage de précisions sur ces différentes mesures, notamment sur l’avenir du calendrier de la CAN. Un rendez-vous important pour Patrice Motsepe, qui tente de renouer avec les fédérations africaines et de restaurer son autorité à la tête du football continental.
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