Non. L’Espagne ne se retirera pas du trio «YallaVamos», qui organise la Coupe du Monde 2030, en cas d’attribution de la finale de la compétition au Maroc.
Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), avait annoncé lors d’un meeting du PAM, mercredi 9 septembre à Bouznika, que le Grand Stade Hassan II sera le futur théâtre de la finale, et son homologue espagnol, Rafael Louzán, n’a pas tardé à réagir.
Le président de la Fédération espagnole de football, a fermement affirmé que, dans ce cas, son pays exclurait tout retrait de l’organisation de la compétition, mettant en avant des accords préalables qu’il faut honorer.
«Nous, l’Espagne, avons signé des accords avec les autres pays organisateurs, avec la FIFA et avec le gouvernement pour l’organisation de cette compétition», a rappelé le dirigeant, hier jeudi sur les ondes de la radio COPE dans l’émission «El Partidazo», rejetant d’un revers de main les appels à un retrait si le Maroc obtenait finalement la finale.
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Fidèle à lui-même, il a également décrit son pays comme «le promoteur de cette Coupe du Monde», avec le Portugal, et qu’elle aurait tout ce qu’il faut pour être «l’organisateur de cette grande finale». Louzán a également insisté sur le fait que la FIFA et Gianni Infantino n’ont pas encore pris de décision à ce sujet.
Le dirigeant considère également que le prochain congrès de la FIFA, prévu le 18 mars 2027 à Rabat, sera «crucial pour la prise de décision». «Quand tout le monde rame dans le même sens, on est imbattable; l’Espagne est imbattable», a conclu le président de la RFEF.
Malgré ce coup de bluff, il n’est effectivement pas envisageable que l’Espagne se retire de l’organisation de la Coupe du Monde, malgré les pressions de l’extrême droite espagnole, car elle s’exposerait à de sévères sanctions financières, administratives et sportives, qui peuvent aller des amendes à l’isolement international.
Javier Tebas, président de LaLiga connu pour ses sorties médiatique controversées, a également donné son avis sur le sujet. «Le Maroc a été invité ultérieurement à en discuter. Nous sommes champions du monde, nous disposons des meilleures infrastructures dans nos stades… Si les problèmes de gouvernance de la FIFA peuvent être résolus, je suis convaincu que la finale de la Coupe du monde se déroulera en Espagne. Je ne crois pas un mot des démentis de la FIFA », a-t-il lancé lors de la présentation du plafond des coûts des effectifs (LCPD) pour la saison en cours du championnat d’Espagne.
Lekjaa avait, pour rappel, assuré que «la province de Benslimane aura l’honneur d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Quiconque aspire à faire partie du prochain gouvernement n’aura d’autres choix que de développer cette province». Une déclaration qui dépasse le seul cadre du football. Pour le patron du football marocain, l’organisation de la finale semble désormais intégrée à une vision beaucoup plus large du développement de Benslimane et de ses infrastructures.
Le Grand Stade Hassan II disposera de 115.000 places. La future enceinte dépasserait largement le seuil de 80.000 sièges requis pour une finale et disposerait de vastes espaces destinés aux médias, aux zones d’hospitalité, aux parkings ainsi qu’aux différentes opérations nécessaires à l’organisation du rendez-vous majeur de la Coupe du monde.
L’Espagne mène sans relâche une campagne médiatique pour obtenir l’organisation de la finale, et ce, depuis de longs mois. Même le sommet de l’état ibérique est impliqué puisque Pedro Sanchez a affirmé, le 1er septembre, que: «nous avons gagné une Coupe du monde en Afrique du Sud, nous avons gagné une Coupe du monde aux États-Unis. Il est grand temps que l’Espagne gagne une Coupe du monde à domicile. Nous allons tout faire pour que cela se produise, n’ayez aucun doute là-dessus. Nous avons toutes les conditions nécessaires pour que la finale ait lieu en Espagne, n’ayez aucun doute là-dessus».









