Formulaire de recherche

La dernière trouvaille de la Task Force pour torpiller Maroc 2026

Les membres de la Task Force à Marrakech

© Copyright : DR

Posté le 18/04/2018 à 11h57 par Adil Azeroual (Mise à jour le 18/04/2018 à 12h04)

Avec ses interrogations sur les droits des minorités sexuelles au Maroc, la Task Force a trouvé un argument supplémentaire pour invalider la candidature du Royaume. 

Faire partie d’une institution mondialement connue confère-t-il tous les droits? Les cinq membres de la Task Force de la FIFA se sentent visiblement investis de tous les droits. Ils n’agissent pas comme des experts, mais comme des inquisiteurs, pointant du doigt méchamment ce qu’ils jugent non conforme à leur morale. 

Depuis son arrivée au Maroc, lundi dernier, dans le but de noter le dossier de candidature marocain à l’organisation de la Coupe du Monde 2026, ce groupe de travail est insaisissable. 

Les 5 émissaires de la FIFA ont commencé par changer d’itinéraire dès leur arrivée au Royaume. Attendus à Marrakech, ils ont débarqué à l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 20h, avant de s’envoler vers la ville ocre quelques minutes plus tard.

Mardi, ils ont visité le grand stade de Marrakech et El Harti, qui servira de stade d’entraînement pour les équipes participantes. Plus tard dans la journée, ils se sont dirigés vers Agadir en voiture pour juger de la qualité du réseau autoroutier et des infrastructures de la ville. Seul hic, ils ne suivent pas le programme initial et informent les Marocains des lieux qu’ils souhaitent visiter, seulement une fois arrivés. 

Après Agadir, ils s’envoleront vers Tanger, mais pas tous. À la surprise générale, ils ont décidé d’envoyer un membre de la commission à… Oujda! 

Jusque-là, tout va bien. Même si elle ne figure pas dans le programme envoyé par la FIFA, la ville de l’Oriental fait partie des villes hôtes, donc c’est logique de l’inspecter. Mais pourquoi si soudainement?

Une source proche du comité de candidature nous apprend qu’un des membres de ladite Task Force s’est montré très agressif envers les Marocains. Il a posé des questions sur un ton inquisitorial sur les stades et les transports inter-villes et, plus surprenant, il s’est inquiété des droits des minorités sexuelles. 
Les Marocains doivent répondre aux questions de cet inquisiteur ce mercredi soir au plus tard.

Concernant les questions liées aux stades et infrastructures, elles sont légitimes, mais le ton agressif avec lequel elles sont posées porte à croire que la Task force prend au pied de la lettre sa dénomination qui vient d’un registre militaire. Et ce commando semble hélas avoir pour mission de torpiller la candidature marocaine, et il s’y emploie avec une maladresse et une agressivité qui révèlent clairement ses intentions et sa partialité. Le ton de la confrontation a été en tout cas donné, d’emblée.

Mais, il y a plus surprenant: les interrogations sur le droit des minorités sexuelles. Certes, l’article 489 du Code pénal marocain criminalise «les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe». Mais ce qu’oublie le membre de la Task force, c’est que cet article fait polémique au Maroc et que nombre d’associations appartenant à la société civile non seulement défendent les libertés des minorités sexuelles, mais demandent l’abrogation de cet article. A écouter le membre de la Task force, on penserait que les homosexuels sont traqués, opprimés au Maroc. Même si beaucoup reste à faire, le Maroc fait partie des pays les plus tolérants du continent. Et il est très rare que cet article du Code pénal soit appliqué.


Lire aussi: Maroc 2026 menacé par des lois anti-homosexualité?


On a presque envie de renvoyer le membre de la Task force à la Russie qui abrite le Mondial 2018. Les droits des homosexuels y sont bafoués au grand jour. On ne parle même pas du Qatar des frères musulmans, pays qui abrite le Mondial 2022. Comparé à ces deux pays, le Maroc est un paradis pour les LGBTQ. Mais apparemment, la Task force cherche la petite bête au Maroc. Et elle applique à la lettre le vieil adage qui dit: qui veut noyer son chien, l'accuse d'avoir la rage. 

Posté le 18/04/2018 à 11h57 Par Adil Azeroual