Rafael Van der Vaart connaît bien la Coupe du monde. L’ancien milieu de terrain, passé par le Real Madrid (2008-2010), Hambourg (2005-2012) ou encore Tottenham, a porté le maillot des Oranje à deux reprises sur la scène mondiale: en 2006, lors d’un parcours écourté dès les huitièmes de finale face au Portugal (1-0), puis surtout en 2010, en Afrique du Sud, où les Pays-Bas s’étaient hissés jusqu’en finale, avec une génération dorée emmenée par les Robin van Persie, Wesley Sneijder ou encore Arjen Robben.
Pour ce Mondial 2026, Van der Vaart endosse logiquement le costume de supporter des Pays-Bas, leaders de leur groupe après deux victoires et un nul.
Mais face à eux, en seizièmes de finale, le Maroc se présente comme un adversaire crédible, prêt à faire dérailler les plans néerlandais. Solides en phase de groupes, les Lions de l’Atlas de Mohamed Ouahbi terminent deuxièmes avec 7 unités, à égalité avec le Brésil en nombre de points, et affichent des arguments plus que sérieux pour bousculer une sélection néerlandaise toujours en quête d’un premier sacre mondial, malgré trois finales disputées dans son histoire.
Rafael van der Vaart (Pays-Bas) et Lionel Messi (Argentine) lors du match de phase de groupes (C) de la Coupe du Monde 2006, en Allemagne. AFP. AFP
Ce choc Maroc–Pays-Bas s’annonce surtout comme une affiche de haut niveau, qui devrait ravir les observateurs. C’est le cas de Rafael Van der Vaart, qui, pour Le360 Sport, livre ses impressions sur cette rencontre déjà très attendue.
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Le360 Sport: Selon vous, quelle équipe aborde ce huitième de finale avec le plus de pression? Les Pays-Bas partent-ils favoris ou considérez-vous que les deux équipes sont désormais sur un pied d’égalité?
Rafael van der Vaart: Quand on voit les clubs dans lesquels évoluent nos joueurs, on peut dire que nous sommes favoris. Mais je dois reconnaître que le Maroc fait forte impression. Sa première mi-temps contre le Brésil était vraiment très réussie. Cela dit, quand on compare les effectifs, je pense que nous devons gagner ce match. Ce sont deux grandes nations de football, pour être honnête. De notre côté, nous voulons remporter la Coupe du monde. Donc, à mes yeux, nous devons passer ce tour.
Les Pays-Bas aiment contrôler le jeu par la possession. Face à un Maroc capable de presser haut, de se projeter vite et de garder le ballon quand il le faut, quel type de match attendez-vous? Et dans cette équipe marocaine, qu’est-ce qui vous surprend ou vous impressionne le plus?
Les deux équipes ont un style de jeu assez similaire. Elles aiment avoir le ballon et s’appuient sur des joueurs dotés de grandes qualités techniques. Je pense que ce sera un match vraiment très intéressant. La prestation du milieu marocain, Ayyoub Bouaddi, contre le Brésil m’a énormément impressionné. À mes yeux, la bataille du milieu de terrain sera déterminante. Frenkie de Jong devra être à son meilleur niveau, sinon cela pourrait devenir un vrai problème pour nous.
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Le Maroc dispose de latéraux très offensifs, est-ce un avantage ou un risque face aux ailiers néerlandais ?
Il y a des latéraux comme Hakimi qui aiment énormément se projeter vers l’avant. Cela peut laisser des espaces dont un joueur comme Cody Gakpo, qui est selon moi notre attaquant le plus dangereux, pourrait profiter. Ça peut être un avantage pour nous, mais je pense que les entraîneurs sont suffisamment intelligents pour ne pas le laisser seul dans cette zone. Ce sera un match très intéressant. Il faudra prendre des risques. L’équipe qui osera le plus gagnera.
De nombreux joueurs marocains évoluent ou ont évolué en Eredivisie. En quoi cette familiarité avec le football néerlandais peut-elle être un avantage pour le Maroc?
Je pense que les deux équipes se connaissent parfaitement, il n’y aura pas de surprise. Quand je vois Ismael Saibari, qui est en pleine ascension, je dois dire que je ne m’attendais pas à le voir atteindre un tel niveau. Il mérite l’intérêt que lui portent les plus grands clubs. Le voir briller à la Coupe du monde, marquer des buts et créer des occasions est impressionnant. Ce qui le rend si difficile à défendre, c’est qu’il n’est pas un véritable numéro 9. Il peut évoluer en pointe, mais aussi en numéro 10. Il sait marquer, faire jouer les autres et créer le danger. Pour les Pays-Bas, c’est clairement l’un des joueurs à surveiller de très près.
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Les Pays-Bas sont souvent passés tout près de remporter des trophées majeurs sans jamais aller au bout. Cette génération peut-elle enfin aller jusqu’au titre?
Je pense qu’on peut aller jusqu’au bout, mais il faut aussi un peu de chance. En 2010, nous avons disputé la finale et, il faut le reconnaître, nous avons eu de la réussite contre le Brésil, mais aussi parfois contre l’Uruguay. Aujourd’hui, nous avons l’équipe pour aller loin, mais il faudra battre tout le monde. Chaque joueur devra être à son meilleur niveau. À ce niveau, le moindre relâchement peut te coûter très cher.








