Mondial 2026: quel dispositif pour les Lions de l’Atlas face au Brésil?

Mohamed Ouahbi face à ses derniers choix avant la bataille du MetLife Stadium contre le Brésil.

À trois jours de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde 2026 face au Brésil, plusieurs incertitudes demeurent quant au onze que pourrait aligner Mohamed Ouahbi. Si l’ossature défensive semble déjà se dessiner, le sélectionneur dispose encore de plusieurs options sur le plan offensif, notamment depuis le forfait d’Abdessamad Ezzalzouli, blessé lors du dernier match amical contre la Norvège (1-1).

Le 10/06/2026 à 18h03

Le compte à rebours est lancé avant le choc face au Brésil, et plusieurs scénarios tactiques se dessinent pour Mohamed Ouahbi à l’approche de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas. Si l’ossature défensive semble déjà définie, les principales interrogations concernent le secteur offensif, notamment après le forfait d’Abdessamad Ezzalzouli, ainsi que le milieu de terrain, où plusieurs profils peuvent être alignés en fonction du plan de jeu retenu.

Le sélectionneur national dispose de plusieurs cartes pour tenter de déjouer la Seleção, fidèle à une approche hybride alternant possession du ballon et transitions rapides selon les moments du match.

L’option Talbi

La première hypothèse conduit à un système en 4-2-3-1 axé sur la vitesse et la percussion des joueurs de couloir, avec Chemsdine Talbi comme principal candidat pour remplacer Abdessamad Ezzalzouli.

L’objectif serait de reproduire les séquences de transition qui ont permis au Maroc de se montrer dangereux face à la Norvège, notamment sur l’action ayant débouché sur le but de Brahim Diaz. Capable d’attaquer les espaces et de faire la différence balle au pied, le joueur de Sunderland représente une alternative crédible et pourrait devenir une arme précieuse pour exploiter les espaces laissés par le Brésil sur le flanc droit de sa défense.

Dans cette configuration, Ismael Saibari évoluerait dans un rôle de point d’appui avancé grâce à sa capacité à conserver le ballon dos au but et à mettre ses partenaires dans de bonnes conditions.

Au milieu de terrain, Neil El Aynaoui apparaît comme un titulaire quasi indiscutable. Il pourrait être associé à Ayyoub Bouaddi, Samir El Mourabet ou Sofyan Amrabat dans un double pivot chargé d’assurer l’équilibre de l’entrejeu marocain entre récupération, couverture des espaces et projection vers l’avant.

La défense devrait rester inchangée, avec le capitaine Achraf Hakimi sur le flanc droit et une charnière centrale composée d’Issa Diop et de Chadi Riad, particulièrement solide face à la Norvège. Sur le côté gauche, Mohamed Ouahbi devra également tenir compte de l’état de forme de Noussair Mazraoui et d’Anass Salah-Eddine, tous deux de retour de blessure. Le premier apporte davantage de maîtrise technique, de justesse dans les petits espaces et de solutions offensives grâce à ses projections et ses dédoublements. Le second se distingue par son impact physique, son volume de course et son agressivité dans les duels. Le choix du sélectionneur dépendra notamment de leur capacité à enchaîner les efforts et à évoluer à leur meilleur niveau face au Brésil.

L’option Ounahi–El Khannouss

Une deuxième possibilité consisterait à privilégier la maîtrise technique et le contrôle du jeu dans les demi-espaces. Dans ce scénario, Azzedine Ounahi démarrerait sur le côté gauche, un rôle qu’il a déjà occupé à plusieurs reprises avec Gérone, tandis que Bilal El Khannouss évoluerait dans l’axe en numéro 10.

Les deux joueurs bénéficieraient alors d’une grande liberté de mouvement et pourraient régulièrement permuter lors des phases offensives.

Cette formule offrirait davantage de fluidité dans la circulation du ballon et multiplierait les solutions pour ressortir proprement sous pression, conserver la possession et créer des décalages entre les lignes adverses.

Comme dans le premier scénario, la défense resterait identique avec Hakimi, Diop, Chadi Riad et l’un des deux prétendants au poste de latéral gauche. Dans l’entrejeu, Neil El Aynaoui serait accompagné de Bouaddi, El Mourabet ou Amrabat, selon le niveau d’équilibre ou de maîtrise recherché par le sélectionneur.

Le 4-4-2 comme alternative

Mohamed Ouahbi pourrait également opter pour un système à deux attaquants avec Ayoube Amaimouni aux côtés d’Ismael Saibari, tandis qu’Azzedine Ounahi occuperait le couloir gauche.

Sans ballon, les Lions de l’Atlas évolueraient dans un 4-4-2 compact destiné à réduire les espaces et à contenir les offensives brésiliennes. En phase de possession, l’animation pourrait se transformer en 4-2-2-2, avec une occupation accrue des demi-espaces et une présence renforcée dans la surface adverse.

Au milieu de terrain, Neil El Aynaoui conserverait son rôle de sentinelle devant la défense. Il serait accompagné d’un milieu relayeur davantage porté sur les courses, l’intensité et la projection. Dans cette optique, le profil de Sofyan Amrabat paraît moins adapté à ce type d’animation, qui exige une mobilité importante et une participation régulière aux phases offensives.

Au-delà du système retenu, le principal défi pour Mohamed Ouahbi sera de compenser l’absence d’Abdessamad Ezzalzouli sans déséquilibrer le collectif, l’un des points forts affichés par les Lions de l’Atlas lors de leurs dernières sorties. Le choix final dépendra avant tout de l’approche adoptée face au Brésil. Le sélectionneur cherchera-t-il à frapper en transition, à rivaliser dans la maîtrise du ballon ou à renforcer sa présence offensive? Réponse le 13 juin au MetLife Stadium.

Par Omar Nabile
Le 10/06/2026 à 18h03