«La FIFA veut la finale du Mondial 2030 au Santiago Bernabéu»: quand l’Espagne poursuit sa propagande désespérée

Dans un article où AS Diario appelle au «réveil» du gouvernement espagnol sur la question de la finale du Mondial 2030, le média espagnol tente, tant bien que mal, de faire pencher la balance en faveur du Santiago Bernabéu, qu’il estime être l’enceinte privilégiée de la FIFA pour accueillir le grand rendez-vous.

Le 24/05/2026 à 20h10

«Soit les politiques se réveillent, soit le Maroc passera devant l’Espagne», titre AS Diario ce dimanche 24 mai. Une accroche qui sonne comme une véritable sonnette d’alarme du côté espagnol, alors que les médias espagnols ont récemment eu accès aux avancées du chantier du Grand Stade Hassan II de Casablanca, principal concurrent du Santiago Bernabéu dans la course à l’accueil de la finale du Mondial 2030, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

Pour autant, si cette forme de communication engagée depuis quelque temps peut se comprendre, chaque nation souhaitant défendre ses intérêts, cette fois-ci, AS semble aller plus loin. Selon le quotidien espagnol, la FIFA «souhaite» carrément voir la finale disputée au Santiago Bernabéu. Gianni Infantino, président de l’instance mondiale, «continuerait de considérer que le scénario privilégié» mènerait vers Madrid. Dans son papier, AS en arrive même à lancer un appel aux autorités: «l’Espagne et ses dirigeants politiques doivent se réveiller».

Une inquiétude qui ne sort pas de nulle part. Si la bataille pour la finale en Espagne se joue entre les grandes places fortes du football espagnol, le Bernabéu à Madrid ou le Camp Nou à Barcelone, plusieurs villes candidates à l’accueil d’autres rencontres ont déjà reculé.

Il y a quelques mois, Malaga, puis plus récemment La Corogne, ont fait machine arrière. Il y a quelques jours encore, les instances régionales basques de Bilbao et de Saint-Sébastien évoquaient «une réflexion» autour de l’accueil d’un événement planétaire dans une région attachée à ses traditions et confrontée aux exigences de la FIFA, notamment sur les coûts liés aux infrastructures.

«L’Espagne reste embourbée dans une profonde incertitude politique», poursuivent les confrères espagnols.

Et quand on voit l’ampleur que s’apprête à prendre le Grand Stade Hassan II, il y a de quoi impressionner. Avec un budget estimé à 5 milliards de dirhams, le projet vise à faire émerger une enceinte moderne répondant aux standards internationaux, mais surtout à devenir le plus grand stade au monde avec ses 115.000 places.

Pour AS, le Maroc apparaît comme une nation qui investit pleinement dans son projet et entend faire du Mondial 2030 une démonstration de son savoir-faire. Un constat qui laisse transparaître, par moments, une certaine frustration côté espagnol face au rythme imposé par le Royaume.

Par La Rédaction
Le 24/05/2026 à 20h10