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Hors jeu. Ils sont tous contre le Raja

sages du Raja

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Posté le 26/06/2017 à 19h50 par Hassan Benadad (Mise à jour le 26/06/2017 à 20h18)

Des Rajaouis contre le Raja? Tout le monde est devenu fou chez les Verts pour oser enterrer vivant un club de grande envergure. Ils sont tous contre le Raja: adhérents, Hasbane, Boudrika, le comité des sages, le public, certains médias. Et… l’inconnu qui tire les ficelles.

Ce qui se passe au Raja, depuis quelque temps, est tout simplement insupportable car on ne se remémore pas une situation pareille dans les annales du football national. Dans la plupart des clubs, les conflits récurrents opposent le président au comité ou le comité aux adhérents, voire le président à l’entraineur.

Au Raja c’est la guerre totale. Toutes les composantes du club sont devenues des antagonistes. Il y en a, au moins, sept, en plus du huitième inconnu qui tire les ficelles: Hasbane, adhérents, Boudrika, comité des sages, public, Fakhir et certains médias.

Passons sur la crise financière, les grèves des joueurs et autres déclarations intempestives des uns et des autres. Tous les acteurs précités ont tort et infligent un grave préjudice au club. Détaillons:

1) Comité des sages. Juridiquement, ce comité n’existe pas et n’a aucun rôle à jouer. D’abord il est constitué par d’anciens présidents qui ont également contribué au déficit du club, aussi bien financier que moral. Certains membres dudit comité attisent le feu par des déclarations incontrôlées, d’autres ont toujours des visées à peine voilées. Le Raja se porterait mieux si ce comité des sages s’assagit et s’éloigne un peu du club. Fossoyeur du Raja, comme les autres.

2) Adhérents. Ils ont le pouvoir de décision. Ils ont aussi la responsabilité d’assurer la sérénité et la pérennité du club. On ne les comprend pas, puisqu’ils veulent évincer Said Hasbane alors que ce sont eux qui l’ont élu à l’unanimité pour un mandat de quatre ans. Petite question: dans une ambiance aussi  délétère et si Hasbane jette l’éponge, qui oserait prendre les rênes du club à part un kamikaze comme l’a si bien dit, l’ex président du club, Mohamed Aouzal ? Fossoyeurs du Raja, comme les autres.

3) Fakhir. Voilà un technicien avéré, un enfant du club qui a pourtant réussi dans son entreprise au Raja cette saison, mais qui n’a pas su se taire. En pleine crise, il fait des déclarations fracassantes, démissionne, revient sur sa décision et demande à Hasbane de lui remettre sa copie de démission. Fossoyeur du Raja, comme les autres.

4) Boudrika. L’ex président Mohamed Boudrika est parti de son propre gré, mais il se comporte comme celui qui disait : «Retenez moi, je vais partir». Il n’a pas cessé d’alimenter la polémique avec Hasbane, notamment sur le vrai montant du déficit qu’il a laissé au Raja. Il finira par l’admettre à demi-mot quand il déclare que le Raja cumule 60 millions de dirhams d’impôts impayés depuis l'époque du président Abdellah Ghalam. Boudrika est très sûr de lui, il va même jusqu’à dire à notre journaliste : «Si je voulais déloger Hasbane, je l’aurais fait en une minute». Admirez l’état d’esprit de Boudrika!!! Fossoyeur comme les autres.

5) Public. Des supporters qui menacent et s’en prennent au fils d’un entraîneur qui vient d’être engagé ? C’est du jamais vu. Ce n’est plus du foot, c’est de la fuite en avant dans le marécage du hooliganisme interne.
Des supporters qui désertent le terrain où ils sont censés contester ce qu’ils veulent  pour protester dans la rue et multiplier les sit in, ce n’est pas du tout rassurant. Heureusement que la majorité des fans du Raja ne suit pas ce jeu perfide. Fossoyeurs du Raja, comme les autres.

6) Medias. Certains medias remuent le couteau dans la plaie en comparant les manifestations des Rajaouis au «Hirak» d’Al Hoceima. Du foot, en passant par les revendications sociales du Rif, en n’oubliant pas ceux qui attisent le feu de l’extérieur, il n’y a qu’un pas que certains medias n’ont pas hésité à franchir. Fossoyeurs du Raja, comme les autres.

7) Hasbane.  Le président du Raja est vraiment un kamikaze du foot, comme l’a si bien dit Aouzal. Il s’appuie sur sa légitimité pour affronter l’unanimité contre lui. Un homme sensé aurait quitté ce fauteuil miné, tout en sachant que personne ne viendrait frapper à la porte du club. Fossoyeur du Raja, comme les autres.

Posté le 26/06/2017 à 19h50 Par Hassan Benadad