Filinfo

Foot

Ligue des champions: Zidane à quitte ou double face au PSG

© Copyright : DR
"Honte", "sinistre", "débâcle"... Zinédine Zidane a vécu mercredi sa pire soirée d'entraîneur. Humilié par Leganés en Coupe du Roi, il aborde désormais sans joker l'affiche européenne face au PSG mi-février. Une dernière carte pour sauver sa saison... et son poste ?
A
A
Le Real déjoue face aux "concombres"

Fin décembre, le Real célébrait la meilleure année civile de son histoire avec cinq trophées, dont une deuxième Ligue des champions d'affilée. Un mois plus tard, rien ne va plus à la "Maison blanche", largement distancée en Championnat d'Espagne et éliminée sans gloire mercredi en quarts de finale de la Coupe du Roi par son modeste voisin Leganés (1-0, 1-2), au budget 15 fois inférieur...

"Un exploit et une honte", a titré jeudi le quotidien sportif madrilène Marca, le plus lu d'Espagne. "Sinistre total", a renchéri le journal barcelonais Sport. Et tous de souligner que certains choix de Zidane, comme le fait d'avoir laissé au repos les stars Cristiano Ronaldo et Gareth Bale, ont précipité la débâcle. "C'est un fiasco de chuter face à une équipe a priori inférieure", a pesté le capitaine Sergio Ramos.

"C'est une tragédie qui place le Real dans une situation angoissante, presque critique. Toute la saison se jouera sur une carte, la Ligue des champions", relève Marca.

Même si le Real a totalement déjoué mercredi, il faut aussi souligner le mérite de Leganés, solide équipe à l'organisation impeccable. "Pepinazo" ("coup de massue"), a d'ailleurs titré le quotidien As, allusion au "pepino", le concombre, plante symbole du club de la banlieue de Madrid.

Zidane en "échec"... et ébranlé

Après deux ans et un impressionnant bilan de huit trophées sur onze possibles, Zinedine Zidane traverse sa période la plus difficile sur le banc merengue."C'est sa pire soirée à la tête du Real. Totalement responsable", écrit Marca, qui s'interroge: "Touché... et coulé ?". Le technicien français admettra: "Je suis le responsable de tout ça et c'est un échec pour moi".

Si "ZZ" (45 ans) a été encensé la saison passée pour sa gestion intelligente des rotations, ses options sont désormais très critiquées. Son équipe bis a sombré mercredi. Le manque d'intensité était criant face à l'appétit de Leganés, et la presse ne cesse de réclamer des renforts au mercato d'hiver alors que Zidane s'y oppose.

Le Français, icône du "madridisme", est-il personnellement menacé ? Ses joueurs disent le soutenir, à l'image de Sergio Ramos: "Zizou a toujours eu notre confiance, dans les bons moments comme aujourd'hui", a-t-il assuré. Mais le stade Bernabeu a copieusement sifflé son équipe mercredi. Au Real, ce sont les "socios" (supporters-actionnaires), propriétaires du club, qui décident. Et habituellement, ils ne sont pas très patients.

Le tout pour le tout contre Paris

Zidane le sait: malgré ses succès d'hier, il jouera son avenir sur la double confrontation face au PSG en huitièmes de finale de C1 (14 février, 6 mars). "C'est clair, c'est très clair", a reconnu le technicien, qui a pourtant prolongé récemment jusqu'en 2020. "Je vais continuer à me battre, à travailler, je vais essayer de trouver des choses pour que l'équipe soit plus performante", a-t-il asséné, se disant "en colère" contre lui-même.

Vu les failles actuelles de son équipe, qui abuse des centres stériles en attaque et multiplie les erreurs défensives, le chantier s'annonce compliqué. Le problème semble d'ailleurs se situer dans les têtes plus que dans les jambes, comme l'a reconnu Ramos. Peut-être le contrecoup d'avoir tant gagné ?

"C'est un contretemps sérieux pour Zidane parce qu'il met en évidence le mal qui ronge son groupe, le découragement collectif", analyse dans un éditorial Alfredo Relaño, directeur du quotidien As. "Tout est désormais rattaché à la confrontation face au PSG, devenu l'unique objectif de la saison."

Dès mercredi soir, Zidane a semblé tourné vers la réception des Parisiens, le 14 février. Avec seulement trois matches de Liga pour s'y préparer: Valence samedi, puis Levante et la Real Sociedad. Suffisant pour effacer une série noire de trois victoires en huit matches?

Attention néanmoins à l'orgueil de ce Real, dont le talent ne s'est sûrement pas évaporé. "Renaître du désastre fait partie de sa religion", conclut le quotidien El Pais.

Par Le360 (avec AFP)
A
A

Tags /


à lire aussi /

Foot Santiago-Bernabeu
Foot Santiago-Bernabeu

Vidéo: découvrez le futur stade du Real Madrid

Foot Liga
Foot Liga

Grosse frayeur pour un joueur du Real

Foot Real Madrid
Foot Real Madrid

Vidéos. Petit Vinicius veut devenir grand


Commenter cet article
Oups ! il semble que votre name soit incorrect
Oups ! il semble que votre e-mail soit incorrect
Oups ! il semble que votre commentaire est vide

Oups ! Erreur de valider votre commentaire

Votre commentaire est en attente de modération

Retrouvez-nous

Chroniques

Un Français Ballon d'Or, et puis quoi encore?

Mais pourquoi choisissent-ils le Maroc?

Les races n’existent pas

Cette France que nous aimons tant… haïr

Foot: l’esprit d’équipe

Et si on organisait notre propre Mondial?

les Lions encore arnaqués

La plus belle des défaites

Non, l’Arabie Saoudite n’est pas un pays ami ni frère

Ceci n’est pas un reportage

Kiosque

Bounou sort ses gants contre le Barça

Le Raja veut rééditer le sacre de 2003

L'AS FAR renouera avec la transhumance

Rami fait prendre des Bleus à Zemmour

Un arbitre «séquestré» à Kénitra

El Guertili poursuivi pour crimes financiers

Benabicha aux commandes du WAC?

Guendouzi voit l'avenir en bleu

Un derby au nord, un choc au centre

Exode des joueurs du MAT: le Raja blanchi