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Exclu360. Coronavirus: pour Mustapha Hadji, "un ou deux mois, ce n’est rien dans une vie"

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Sélectionneur national adjoint et légende du football africain, Mustapha Hadji a tenu à adresser un message fort aux Marocains en ces temps de crise sanitaire mondiale liée au Coronavirus.
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Particulièrement touché par l’ampleur de la pandémie, Mustapha Hadji affirme à Le360 Sport qu’il est nécessaire de se "montrer solidaires" et de s’entraider dans ces moments "difficiles".

Le sélectionneur national adjoint a tenu à remercier du fond du cœur le roi Mohammed VI car il a "protégé son peuple" en faisant "quelque chose d’exceptionnel". Face à l'évolution du coronavirus au pays, le Maroc a décrété l'état d'urgence sanitaire et le confinement obligatoire de la population le vendredi 20 mars à partir de 18h. Une décision vivement applaudie par Mustapha Hadji.

Il a également rendu un bel hommage aux "gens qui travaillent dans l’ombre": le personnel soignant, les forces de l’ordre mais aussi les agriculteurs… Il rappelle l’importance capitale d’adopter les gestes de prévention au quotidien et appuie sur le lavage régulier des mains.

Hadji aborde ensuite un point important: la nonchalance de certains jeunes face à la crise. "Un ou deux mois, ce n’est rien dans une vie", affirme-t-il en rappelant qu’il est vital de protéger les siens en restant chez soi. "Quand on a des parents âgés, trainer dans la rue c’est les mettre en danger", ajoute-t-il à ce sujet.

Il rappelle qu’il y a des personnes sous dialyse, d’autres qui souffrent de cancers, et des femmes enceintes qui ont donc toutes besoin de soins et vivent confinées. "Si on rajoute l’indiscipline de la jeunesse, c’est une catastrophe", lance-t-il d’un ton poignant.

"L’état a tout mis en œuvre pour sécuriser les gens. Ce n’est pas parce qu’on demande aux gens de rester chez eux que c’est une punition, ce n’est pas le cas. C’est une sauvegarde, cela permet de sauver des vies", explique Hadji.

"Notre pays regorge de richesses et de bonté. Personne n’y mourra de faim. Il faut se montrer solidaire et être à la disposition des plus démunis. Donner un kilo et farine ou de riz, ce n’est pas la mer à boire. Tout le monde doit mettre la main à la poche pour aider l’autre", rappelle Mustapha Hadji qui salue l’unité des Marocains et leur amour pour leur pays. Des valeurs essentielles en ces temps particulièrement durs.

Par Oumeïma Er-rafay
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