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Wydad, tout ça... pour ça!

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Vendredi soir à Casablanca, le champion d'Afrique a dû renoncer à sa couronne dès les quarts de finale de la Ligue des Champions. Une élimination injustifiable, mais prévisible. Explications.
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Le plus pessimiste des supporters rouges n’imaginait pas un tel scénario dès les quarts de finale de la Ligue des Champions. L’élimination a un goût plus amer quand l’adversaire est un voisin du Maghreb, amoindri par le manque d’effectif et coaché par un entraîneur marocain.

Au-delà d’une défaite tactique, les joueurs de Sektioui ont perdu le duel de la niaque. Sur les deux matchs, l’Entente de Sétif a montré une rage de vaincre qui a renversé les champions.

Des signaux qui ne trompent pas

Cette sortie par la petite porte fait mal, car le Wydad n’a pas hésité à dégainer le chéquier pour recruter deux internationaux de calibre. 30 millions de dirhams pour Babatunde et Jebor et un échec, là où Bencharki et El Karti ont réussi. Les deux joueurs, arrivés en fanfare moins d’un mois avant la reprise de la Ligue des Champions, n’ont pas eu le temps de s’adapter. Pis encore, Faouzi Benzarti qui est passé, pas loin du miracle après une phase retour de championnat quasi-parfaite, est parti "sans prévenir", répondant à l’appel des Aigles de Carthage.

Comment sauver le navire qui coule? Naciri a d’abord appliqué son plan B. Pour remplacer le Tunisien, Abdelhadi Sektioui le directeur technique, a été annoncé comme entraîneur intérimaire. Aujourd’hui, ses déclarations sont imprégnées de regrets. Ce poste, il aurait préféré ne jamais le prendre pour éviter le scénario de vendredi soir. Pointé du doigt comme l’unique responsable, Sektioui a tenu à rappeler qu’il n’avait pas de baguette magique capable de concrétiser 28 occasions créées par ses joueurs.

Sektioui en veut à William Jebor, fautif selon lui, et recruté  alors que 3 clubs du Golfe l'ont refusé. Le Libérien, meilleur buteur de Botola en 2017 (19 buts) est revenu au Wydad, avec un contrat en or (15 millions DH sur 3 ans) alors qu’il a marqué moins de 8 buts la saison dernière.

Le ballon a choisi son camp

Rachid Taoussi peut se venter d’avoir sorti le champion d’Afrique, mais il le doit surtout à son gardien, Mustapha Zaghba. Auteur de 14 arrêts sur sa ligne au Complexe Mohammed V, il était tout simplement infranchissable. Absent au match aller, son remplaçant n’était pas aussi serein, mais le Wydad n’a pas su en profiter. Dès la première manche à Sétif, les occasions manquées du Wydad ont donné le ton. Les frissons du manqué de Noussair remontent, le tacle court de Saidi et les mauvaises décisions de Babatunde reviennent à l’esprit... 

Les Sétifiens ont senti que la chance était de leur côté, ils y ont cru et ils ont été récompensés. Le Wydad abandonne sa couronne continentale et pourra se consacrer à la reconquête du titre national.

 

Par Nassim Elkerf
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