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Coucou, l’Ittihad de Tanger a enfin (re)joué…et il a même gagné!

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Après avoir chômé pendant près de six mois, l’équipe de Tanger, pourtant relégable, est allée tranquillement battre le leader chez lui. Incroyable mais vrai!
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Vous avez vu le match Raja – Tanger, qui a eu lieu hier soir? Vous avez compris quelque chose? Eh bien rassurez-vous, moi non plus!

Hip hip hip hourra! Ce match est béni du ciel. Il incarne la folie de la Botola, et qui n’est pas forcément liée au Covid-19. Mais alors, pas du tout.

Nous avons le Raja, leader incontesté du championnat, qui accueille le premier relégable, l’Ittihad de Tanger, qui n’a plus disputé le moindre match officiel depuis mars, soit bientôt six mois. Le leader a-t-il fait preuve d’excès de confiance? Non, pas du tout, plutôt le contraire. Le Raja a fait preuve d’excès de prudence et de sagesse.

D’entrée de jeu, nous avons compris que les Verts allaient faire ce qu’on appelle un match d’épicier. Ça veut dire: on ne se jette pas, on ne part pas à l’assaut du but adverse, on gère, on reste en place et on attend. Attendre quoi? La faute de l’adversaire, la faille, l’usure.

Alors le leader a attaqué le match mollement, sans lancer toutes ses cartes offensives. La preuve, Malango, la seule pointe de l’équipe, est laissé sur le banc. 45 minutes plus tard, à la pause, le score est toujours vierge. Mais il n’y a pas de quoi s’affoler, le Raja ne procède à aucun changement et continue de jouer à la baballe avec l’idée que son adversaire, en manque de compétition, finira par craquer.

Mais les Tangérois ne craquent pas. Au contraire. A un gros quart d’heure de la fin, Youssef Anouar arrive à planter. Le leader est mené au score chez lui, face à une équipe fantôme, qui est relégable et qui n’a plus joué depuis six mois!

Jamal Sellami, et on a suffisamment dit du bien de lui pour l’égratigner, reste droit dans ses bottes. Il a fait deux changements: un pour blessure en première mi-temps, du poste pour poste, et un à l’heure de jeu, faisant enfin rentrer son attaquant de pointe (Malango). Même mené au score à un quart d’heure de la fin, il refuse de jouer son va-tout, effectuant deux nouveaux changements assez défensifs, comme s’il cherchait avant tout à ne pas prendre de deuxième but...

Il y a eu un moment ahurissant, dans les arrêts de jeu, où Sellami demandait à ses joueurs de rester calmes. De la main, et à partir de la ligne de touche, il invitait ses défenseurs centraux à rester en place, à ne pas se jeter par peur de se faire prendre en contre.

Jusqu’au bout, donc, le Raja a attaqué en s’appuyant, non pas sur ses forces offensives, mais sur l’idée que l’Ittihad de Tanger allait finir par craquer tout seul. Jusqu’au bout, le gardien Anas Zniti est resté dans sa cage et la charnière centrale n’a pas pris de risques. Le Raja n’a donc pas pris ce deuxième but en contre. Mais il a perdu quand même, pour ne pas s’être donné les moyens (et les risques qui vont avec) de gagner ce match pourtant à sa portée.

Moralité? Leader ou pas, face à un prétendant au titre ou au dernier de la classe, il faut aller de l’avant et arrêter de calculer pour espérer gagner un match!

Est-ce que cette défaite empêchera le Raja d’être le prochain champion du Maroc? Probablement pas. Est-ce que cette victoire assurera le maintien de Tanger parmi l’élite? Improbable, là aussi.

Qui vivra verra!

Par Footix marocain
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