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L’enfer du décor. Mais qui veut la peau de Ouaddou à part Abdeslam?

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Abdeslam Ouaddou se tire des balles dans le pied. Ses incartades se ramassent à la pelle- comme les feuilles mortes dans un beau poème de Jacques Prévert. Mais, qui met à mal Abdeslam Ouaddou… à part Abdeslam Ouaddou?
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Badou Zaki a eu les mots justes: «J’espère qu’il retrouvera la raison». En commentant les sorties tonitruantes d'Abdeslam Ouaddou, l’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas n’a pas voulu attiser les braises. Au contraire, il a fait montre d’empathie envers son ancien poulain. Mais ce dernier n’a, apparemment, pas saisi le message. Abdeslam Ouaddou continue malheureusement de dézinguer à tout-va. Il dit des choses et, parfois -sinon souvent-, n’importe quoi.

Vraisemblablement rancunier, mais surtout dépité à cause de son éviction rapide du Mouloudia d’Oujda, il en veut à son pays. Le Mouloudia d’Oujda lui avait pourtant offert une grande chance: celle de gérer, pour la première fois de sa carrière de débutant comme entraineur, un club. Force est de reconnaître qu’il avait été bien accueilli.

Cependant, les responsables oujdis ont eu le tort d’avoir signé Ouaddou pour 5 ans, sans fixer des objectifs précis. Mais les résultats n’étaient pas au rendez-vous, et le club se morfondait dans le bas du classement. Mais, en plus des résultats qui ne suivaient pas, des problèmes d’ordre extra-sportif se sont rajoutés pour envenimer le climat déjà guère favorable, d’autant plus que l'entraîneur a catégoriquement refusé de signer un nouveau contrat stipulant des objectifs bien précis. Pourquoi a-t-il refusé? Il ne l’a jamais dit explicitement.

Abdeslam Ouaddou a été soutenu par tous les footeux marocains: du président de la fédération jusqu’à l’Amicale des entraîneurs, en passant par des anciens joueurs, ses aînés (Mustapha El Haddaoui, Mohamed Sahil…) et bien d’autres.

Mais il n’en a cure, apparemment, Abdeslam. Et l’ancien défenseur des Lions de l’Atlas est en train d'attaquer tout le monde, dans son propre pays. Et de perdre au passage le capital sympathie dont il bénéficiait.

Que Abdeslam Ouaddou soutienne une candidature algérienne pour un poste à la FIFA, et non celle marocaine, il est tout à fait dans son droit. C’est de la libre expression. C’est un choix qu’il faut respecter. Mais qu’il s’en serve pour régler des comptes, ce n’est pas fair-play -pour ne pas dire trop bas.

Abdeslam Ouaddou est un type magnifique, génial. Affectueux et sensible. Mais il est tellement sensible qu’il peut vous faire un de ces coups de sang, dont lui seul a le secret, et qui vous mettent dans un embarras inouï.

Abdeslam Ouaddou est un type bien. On l’aime. On l’apprécie. Voire, on l’adore. Cependant, il a vraisemblablement besoin d’aide, qu’on lui dise de stopper ses malencontreux messages, insignifiants -pour dire vrai.

«Abdeslam, c’est Abdeslam. Il est ce qu’il est», a dit en off l’un de ses anciens coéquipiers. Lequel ancien coéquipier affirme «l’aimer beaucoup, malgré tout». On aurait dit, tout simplement: «on l’aime, tout court». Parce qu’il est foncièrement BON, Abdeslam.

Peut-être est-il mal conseillé, dans la mesure où quand il affiche, par exemple, des dons, il s’en targue largement. Éperdument. «Ce n’est pas jouable.»

Mais qui met à mal Abdeslam Ouaddou… à part Abdeslam Ouaddou?

Par Abdelkader El-Aine
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1 commentaires /

  • momo
    Le 16 Apr. 2021 à 15h42
    Mais il n'a pas le droit d'insulté la femme des autres, il a franchi la ligne rouge, impardonable, honte à lui,
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