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CHAN 2018: y a-t-il un intérêt à l'organiser?

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Posté le 11/01/2018 à 10h59 par Nassim Elkerf (Mise à jour le 11/01/2018 à 11h40)

Le Maroc va organiser le Championnat d'Afrique des Nations 2018. La compétition, qui se déroule du 13 janvier au 4 février, est une belle vitrine pour les talents africains. Mais que gagne réellement le Maroc en reprenant l'organisation de cette "CAN bis"?

Le Maroc et la Mauritanie lèveront le rideau du CHAN 2018, ce samedi au complexe Mohammed V. Le Championnat d’Afrique des joueurs locaux est finalement organisé par le royaume, après le retrait du Kenya à quelques semaines du début de l'événement. Le défi semble minime pour un pays comme le Maroc, mais les enjeux sont énormes.

Si au niveau financier ce tournoi rapporte peu en terme de droits TV, affluence du public ou encore tourisme, l’organisation de cette compétition reste un bon test pour le futur. Les stades et leur gestion passeront à la loupe et tout doit être au niveau.

Répétition générale 
Si cette compétition n’est qu’une “CAN bis” pour les joueurs évoluant en Afrique, sa réussite donnera confiance aux patrons du football vert et rouge. Plus important encore, les supporters marocains auront la confirmation que leur pays a bel et bien franchi un palier au niveau des infrastructures. Avec le CHAN, le Maroc a l’occasion de faire valoir son dossier de candidature pour le Mondial 2026.

Au niveau de la CAF, la FRMF marque aussi un très bon point en se portant candidat pour remplacer le Kenya. L'instance dirigeante du football marocain a enfilé le costume de “sauveur” de la compétition, et garantit sa réussite avec les infrastructures mises en place.

Des stades de haut niveau 

Le CHAN se déroulera dans 4 stades : le complexe Mohammed V à Casablanca, le stade Adrar d’Agadir, le grand stade de Marrakech et celui de Tanger. 16 nations se disputeront le titre, avec des favoris annoncés. Les Lions de l’Atlas, en tant que pays hôte, avec la meilleure équipe sur le papier, la Libye qui sort les crocs lors des grandes compétitions, sans oublier la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Cameroun qui ont des championnats très relevés et convoquent leurs meilleurs éléments pour cette compétition.

Si le CHAN revient “trop cher” vu que les “retours sur investissement” ne sont pas énormes, il reste une vitrine pour le pays et surtout pour les talents du continent. Des jeunes joueurs talentueux, qui se donneront à fond devant les yeux de recruteurs venus du monde entier, dans le but de s'offrir un destin ailleurs… on ne se plaindra pas du spectacle, mais la plus grande frayeur des organisateurs reste le manque d'enthousiasme du public.

Opération séduction 

Est-ce que les supporters marocains répondront aux appels répétitifs de la FRMF pour assister ne serait-ce qu’aux matchs des Lions de l’Atlas? Ça ne sera pas facile de convaincre des supporters mécontents  de la programmation hasardeuse du championnat, de venir faire de la belle publicité à la fédération qu’ils critiquent sans cesse. Mais tout cela s’oubliera dès ce samedi avec le coup d’envoi de la première rencontre des Lions de l’Atlas contre la Mauritanie.

Malgré tout ce qui se dit à propos de la “CAN bis”, sa réussite est liée à la présence du public. Si les supporters boycottent et répondent à l’appel de certains groupes ultras, le CHAN tombera à l’eau car personne n’aime voir des matchs qui se jouent devant des gradins vides.

Posté le 11/01/2018 à 10h59 Par Nassim Elkerf