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Faites comme le TAS, faites-nous rêver!

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Le retour de la Botola est peut-être une plongée dans l’inconnu. Mais le défi est beau et mérite d’être relevé.
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Il faut commencer par saluer le retour du championnat, dont la reprise a été fixée pour le 4 décembre. Huit semaines après la clôture du précédent exercice, le délai est raisonnable. Ni trop long, ni trop court.

Il n’empêche que cette reprise sera placée sous le signe de l’inconnu. Un immense défi attend les clubs, la fédération et toutes les composantes du football marocain.

A côté des problèmes habituels liés à une reprise (état des finances, préparation, mercato, problèmes logistiques, litiges juridiques et financiers en souffrance), les clubs de GNF1 et 2 auront à affronter le facteur X, celui dont personne ne peut prédire l’évolution: Covid-19. C’est un problème de plus, et quel problème!

La mise en place d’un système de contrôle régulier, fiable et unifié, demande des moyens importants, et surtout une grande coordination avec les autorités sanitaires. Sans oublier la prise en charge des cas détectés, et le respect strict des mesures de prévention. Quand on connait les problèmes sans fin que rencontre le pays pour contrer la pandémie, on peut imaginer la difficulté, pour ne pas dire le défi que nos clubs et plus généralement notre football s’apprêtent à relever.

Mais il faut y croire, il faut tout tenter pour relever ce défi!

A côté du dispositif de santé, qui est colossal, il y a aussi le défi sportif. Selon les recommandations de la FIFA, tous les clubs sont appelés à renforcer leurs effectifs, quantitativement parlant. C’est le bon sens qui le dit: toutes les équipes doivent tourner avec des effectifs élargis, de manière à pouvoir jouer même quand plusieurs joueurs sont touchés.

Quand on connait les problèmes auxquels sont soumis nos effectifs en temps normal, on peut imaginer l’ampleur du challenge à relever pour les clubs de GNF1 et 2. Ce n’est pas simple.

Il s’agit dès à présent de «normaliser» avec cette situation nouvelle et d’intégrer tous ces problèmes. Autrement dit, nos clubs doivent faire avec et assurer. Ils doivent être prêts et gérer, non seulement les matchs, mais aussi la vie de tous les jours à l’intérieur du club.

Parce qu’il y a des matchs à jouer, c’est le but de la compétition. Le ballon doit rouler, comme on dit, d’un bout à l’autre du terrain.

On attendra donc le 4 décembre pour voir l’état de préparation des uns et des autres, en espérant le meilleur pour tous. Surtout pour des équipes qui n’ont pas ou peu soufflé, à cause de leurs engagements africains: cas du Wydad, du Raja, de Berkane, mais aussi de la courageuse formation du TAS qui dispute pour la première fois de son histoire une compétition continentale.

Quand on voit que le TAS, qui évolue en GNF2 et dont l’effectif a été complètement chamboulé, a été capable de ramener une précieuse victoire de son déplacement en Gambie, on peut être raisonnablement optimiste quant à l’état de forme et de préparation physique de nos clubs. Qu’ils s’inspirent du TAS, ils auront tout notre soutien!​

Par Footix marocain
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